Pour toutes celles qui portent la frange à la Kate Moss...

Kate la mine d’or poursuit aujourd’hui sa collaboration avec Longchamp, dont elle était déjà une des images emblématiques. Passant à la vitesse supérieure, elle a imaginé une ligne de sacs et petits bagages promis à une carrière de best-sellers. Moss, D.A. douée, ne manque ni de talent ni de goût : son œil est remarquable. Interviewer Kate Moss est, paraît-il, un événement rarissime. Pendant des années, la top-modèle londonienne a adopté la posture royale du never explain, never complain. Pour Longchamp, la muse prend gentiment la parole, défendant avec entrain les fondamentaux de la marque. Kate au naturel ? Une fille toute simple, à l’accent cockney pointu et au regard laser. Elle porte un bustier sur un slim noir, les cheveux sont tirés : son uniforme de travail. Magnéto.
Dans la peau d’un designer...
Kate Moss. - Je suis vraiment très à l’aise et j’en suis la première surprise. Quand j’aime ce que je fais, les choses s’imposent à moi. Avec Longchamp, on se connaît bien. J’ai
fait huit campagnes en quatre ans.
Créative d’une manière générale .
Probablement. Par exemple, j’aime tout ce qui concerne la maison et la vie domestique. Et les vêtements, bien sûr.
Kate Moss sait repasser ?
Je suis même une experte du repassage des chemises d’homme, si vous voulez savoir…

Longchamp défend un savoir-faire estampillé qualité française.
J’aime Paris, je voudrais vivre ici même, au Ritz. Je viens dans cet hôtel depuis mes 17 ans.
Souvenir de votre première visite en France ?
Ce n’était pas au Ritz et j’étais déjà mannequin. Je dormais dans un appartement loué par l’agence et je pleurais. Je me souviens de ça : pleurer, pleurer, pleurer. Je me revois avec mes bagages
en train de héler des taxis qui ne s’arrêtaient pas. Après, quand je venais à Paris, je dormais chez Robert, mon agent, puis j’ai eu un appartement rien qu’à moi et aussi un fiancé…
À quoi ressemble une journée parisienne idéale ?
Faire la grasse matinée au Ritz. Déjeuner chez Lipp. Me promener à la fête foraine. Prendre un cocktail à L’Hôtel. Finir la soirée au Montana pour danser.
Que trouve-t-on dans le sac de Kate Moss ?
Rien de top secret. Un téléphone, des cigarettes, du maquillage, du parfum. Le basique indispensable. Et aussi, bien sûr, une carte de crédit et du cash. Je déteste, mais je déteste, sortir sans
argent. Je veux pouvoir partir d’un endroit en courant et sauter dans un taxi. Personne n’est meilleur que moi dans l’art de courir perchée sur des talons hauts.
Que pensez-vous du concept des it bags ?
Je fais le distinguo entre le it bag, que toutes les filles veulent parce qu’il est fashion, et le sac populaire pour de bonnes raisons : beau et fonctionnel. Évidemment, l’idée est de faire des
it bags beaux et fonctionnels…
D’où vous vient votre fameux sens de la mode ?
Disons que j’ai passé la moitié de ma vie avec des créateurs, des photographes, des stylistes. C’est dans ce monde que je m’exprime.
A quand des créateurs de "eat
bags" pour les plus
démunis.
MARIGOTINE