Enfin du temps pour être avec vous...
Eh oui! fini les animations chocolat ...
Et vive la "réanimation" du blog de Marigotine.
AU PAYS DES INUITS
Allez en route pour une balade en MOTONEIGE dans le NUNAVIK
Dans ces paysages infinis, le vent donne leurs formes à la glace et à la neige. Des sculptures naturelles qui représentent autant d’obstacles pour les
motoneiges. Si la poudreuse est facile à traverser, les blocs de glace ne se laissent pas apprivoiser.

Trouver de la neige en profondeur est assez rare. A peine tombée, elle est balayée par le souffle du vent. Il faut se rendre sur les côtes des collines
où elle s'est accumulée, exercice assez dangereux. Nous en profitons alors au maximum.

- La traversée d'un cours d'eau gelé est longue et dangereuse. Il faut sillonner les vagues sculptées par le vent et slalomer entre les blocs de
glace.

- Les Inuits s’amusent parfois à construire des igloos. Mais ce n’est que du folklore. Ils ont adopté depuis longtemps un mode de vie moderne : ils
habitent des maisons chauffées qui possèdent presque toutes une antenne parabolique…

- Cette petite fille inuite vient du village de Kuujjuaq. Elle me sourit très facilement. C’est notre seule manière de communiquer. Les enfants sont élevés
dans la tradition de leur peuple. Si les Inuits roulent en Cherokee et s’habillent en Nike, ils continuent de casser la glace comme il y a mille ans

- La glace fait plus d'un mètre d'épaisseur. Pour atteindre l'eau, le pêcheur doit creuser pendant une bonne heure. Il entre à l’intérieur du trou et donne
les derniers coups de pic à glace. Il remonte et s’allonge sur le sol pour voir le poisson sous la glace.

- Pour le repas, nous avons des provisions dans les traîneaux, mais nos guides inuits nous proposent une truite fraîchement pêchée. A peine l’ont-ils sortie
de l’eau qu’elle se transforme en bloc de glace. Il faut dire qu’il fait -50 °C. Nous nous dépêchons d’allumer le feu.

- Cet empilement de pierres est un inukshuk élevé par les Inuits. Autrefois, il permettait aux chasseurs de se cacher et de piéger les caribous. Aujourd’hui,
les Inuits comme les voyageurs peuvent s’en servir comme repère. Les inuksuit sont dispersés ici et là sur les collines.
- Il n'est pas rare de rencontrer des blocs de glace qui s’élèvent vers le ciel. Je pense que cela est le résultat de la pression des glaces qui
s’entrechoquent. Mais nous n’avons rien à craindre : je n’ai jamais vu d’eau jaillir. La glace est bien solide.

Nous tentons d’approcher les boeufs musqués pour mieux les admirer. Les Inuits les appellent « omingmak » ce qui signifie « l’animal dont la fourrure
est comme une barbe ». La toison qui les protège, le qiviut, donne une laine très fine. Nous restons tout de même prudents : le bœuf musqué possède une force de frappe exceptionnelle.

- Regarder à travers la glace est une de mes activités favorites : j’y vois des formes, en imagine d’autres, me laisse bercer par la transparence de la
matière… Sur un mètre de profondeur, nous pouvons apercevoir sous nos pieds les poissons qui nagent !
- C'est toujours un plaisir de voir apparaître dans la neige sa propre trace. On l’observe s’allonger. On la sait unique et éphémère. Peut-être la
retrouverons-nous lors de notre prochain raid…

Merci à Gilles Harricana pour ce
reportage "Raid en motoneige", avec de magnifiques photos très très...rafraîchissantes.
MARIGOTINE